Livres blancs
La Suisse est un pays de locataires. Seuls 36% environ des ménages sont propriétaires de leur logement (OFS, 2024). Tous les autres se garent dans un garage sur lequel ils ne décident pas. Cette réalité entre aujourd’hui en collision avec le tournant électrique. Près d’une voiture neuve sur quatre immatriculée en Suisse est entièrement électrique, et la part ne cesse de croître. Berne inscrit donc un «droit à la recharge» pour les locataires dans la loi. Une bonne nouvelle, avec un bémol: même dans le meilleur des cas, la loi entrera en vigueur en 2027 ou 2028, et l’équipement de milliers de garages locatifs prendra ensuite des années. Un lieu peut pourtant combler rapidement ce déficit de recharge: le lieu de travail.
En juin, le Conseil fédéral a ouvert la procédure de consultation: les locataires et les propriétaires par étages doivent obtenir le droit légal de demander une installation de recharge à leur place de parc. Les bailleurs devraient accepter les demandes raisonnables et pourraient répercuter les coûts d’installation sur le loyer de la place de parc. La motivation du Parlement est intéressante: il désigne l’absence de recharge à domicile comme le principal obstacle à la diffusion des véhicules électriques en Suisse, précisément parce que la majorité de la population est locataire. Pour les employeurs, ce que dit la loi compte moins que la date de son entrée en vigueur. Non pas parce qu’elle impose des obligations aux entreprises, mais parce que son calendrier détermine combien de temps les collaborateurs locataires resteront sans solution de recharge à domicile. Consultation jusqu’en octobre 2026, débat parlementaire ensuite, entrée en vigueur au plus tôt en 2027. Puis commencera l’équipement, immeuble par immeuble.

La loi crée un droit de demander une infrastructure de recharge, pas l’infrastructure elle-même. Le marché, lui, n’attend pas. Au premier semestre 2026, les véhicules 100% électriques (BEV) ont atteint 23,9% des nouvelles immatriculations, en hausse de 20,2% sur un an. Avec les hybrides rechargeables, plus de 36% des voitures neuves en Suisse disposent aujourd’hui d’une prise de recharge selon auto-suisse. Chacun de ces véhicules a besoin d’un endroit où recharger, et pour la majorité des collaborateurs qui vivent en location, cet endroit n’existe pas encore à la maison. Même la branche automobile le dit. En présentant les chiffres semestriels, auto-suisse a explicitement demandé une recharge économiquement attractive à domicile et sur le lieu de travail. Quand l’association de la branche cite la recharge au travail comme condition de croissance, ce n’est pas du marketing. C’est un diagnostic de marché.
Une voiture stationnée huit heures devant le bureau est le scénario de recharge idéal: durée de stationnement prévisible, charge pilotable, recharge en journée qui peut absorber la production solaire du site. Et contrairement au déploiement résidentiel, la recharge au travail ne dépend d’aucune loi, d’aucun accord du bailleur, d’aucune consultation de plusieurs années. Une entreprise qui s’y décide met l’infrastructure en service en quelques mois, voire quelques semaines.
Le droit à la recharge ne rendra pas non plus la recharge au travail superflue une fois en vigueur. Il en fera le standard. Plus la recharge à domicile se répandra, plus les collaborateurs s’attendront à pouvoir recharger partout où ils se garent. Qui construit maintenant exploitera une infrastructure mature et pilotée par les données au moment où la recharge deviendra une attente de base, avec des années d’avance en matière de fidélisation et d’électrification de la flotte.
Pour l’entreprise, les bénéfices sont concrets:

Pour les CFO, les responsables mobilité et immobilier ainsi que les responsables RH, la phase de consultation n’est pas une raison d’attendre. C’est une fenêtre de planification, et chacune de ces étapes a un responsable clair dans l’entreprise.
C’est précisément sur ce dernier point que la plupart des projets de recharge en entreprise échouent. Bornes, attribution des places, accès, facturation et véhicules de flotte sont généralement gérés dans des systèmes séparés par des prestataires différents, et chaque couche logicielle supplémentaire est une source d’erreur supplémentaire.
Urban Connect est construit pour éliminer exactement cette complexité. Notre plateforme réunit parking, exploitation de la recharge, véhicules de flotte et accès des collaborateurs dans un seul système: les collaborateurs réservent une place de parc et pilotent la borne dans la même plateforme. La session est mesurée, facturée et documentée, sans travail manuel côté entreprise. L’intégration directe avec le matériel de recharge maintient la fiabilité de l’infrastructure, et la gestion de charge permet de développer la recharge sans coûteux renforcement du réseau. Pour l’employeur, la recharge devient ce qu’elle devrait être: une infrastructure traçable, sans charge administrative, qui fonctionne tout simplement.
Le droit à la recharge façonnera la mobilité suisse au cours de la prochaine décennie. Mais les entreprises qui agissent maintenant ne réagiront pas à une loi. Elles fixeront le standard que leurs collaborateurs, et le marché, attendent déjà aujourd’hui.
Contact: sales@urban-connect.ch
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